samedi 14 août 2010

Le commerce électronique : La Tunisie,des problèmes qui nous freinent



La Tunisie est l’un des pays africains qui présente un marché promoteur dans l’E-commerce. Mais cela ne cache pas qu’il y a un certain retard qui limite son accroissement. Sur un ensemble de 4.566 sites web en ligne, on trouve seulement 250 sites qui offrent la possibilité d’acheter en ligne en 2006. Le commerce électronique a débuté en Tunisie en 2004, contrairement au Maroc qui a commencé en 2008. Un an après, Le Maroc dispose de 30.000 noms de domaine sous « .ma » spécialisés en commerce électronique selon la « Conférence Internationale d’Educasphère sur le Commerce Electronique ». Un chiffre énorme qui nous pousse à se poser des questions. Pourquoi ce retard en Tunisie? Et quelles sont les solutions à adopter pour rattraper ce retard ?
Des problèmes à résoudre
Les transactions électroniques internes ont totalisé 14.190 MD, un volume insignifiant, même s’il a été multiplié par 7 par rapport à 2005, où l’on était à 0,748 MD. Cette évolution est due aux inscriptions universitaires à distance, qui ont été obligatoires pour les 400.000 étudiants depuis la rentrée 2006-2007.
Chacune des entités qui assiste dans le domaine du « E-commerce » met la responsabilité à l’autre. Les banquiers disent que le client n’utilise que rarement sa carte bancaire pour effectuer une transaction en ligne. D’autre part, La «SMT[i] » critique les commerçants parce qu’ils ne demandent pas l’intégration des modules de paiement même si l’opération est aussi simple et parfois gratuite. Une autre difficulté qui s’annonce, les cartes bancaires pour les jeunes à partir de 13 ans, n’ont été lancées en Tunisie que récemment, et la plupart des cartes sont de retrait plutôt que de paiement ce qui engendre une faible bancarisation des jeunes.
Je possède comme tous les étudiants une carte « e-dinar » utilisée pour différentes raisons mais principalement pour l’inscription universitaire à distance. J’ai payé en ligne et tout était bien. Mais en se présentant chez la poste pour recharger ma carte, une situation drôle mais inquiétante m’a rencontré. Après une heure d’attente, j’ai donné ma carte à la personne au guichet, il me pose une question : Qu’est ce que c’est cette carte ? Etonné, j’ai répondu qu’il s’agit d’une carte « e-dinar » et que je voulais la recharger en précisant le montant. Sans avoir une idée, il m’a dit qu’elle est expirée. Une autres personne qui ne connaissait pas très bien le «e-dinar » et l’utilise que rarement peut lui demander de la renouveler et lui fournir une autre plus récente, quoique cette carte est valable.
J’ai insisté sur ma carte et là il demande à sa collègue pour lui dire comment faire. Après la recharge, il m’étonne encore en disant que c’est la première fois qu’il recharge une carte « e-dinar ». En sortant du bureau de la poste je me suis posé une question. Est-ce que les agents qui travaillent chez la poste connaissent-ils vraiment le « E-commerce » ou pas ?
Les incidents ne cessent pas là, puisque nous savons tous que le mois de juillet est le mois des festivals. Donc j’ai décidé de réserver des tickets à travers le site du « Festival de Carthage ». J’ai remplis le formulaire et là je me suis bloqué : en utilisant la carte bancaire de ma sœur, le champ du code confidentiel n’autorise que trois chiffres alors que le code confidentiel de la carte était composé de 4 chiffres !! En essayant de résoudre ce problème, un message en rouge s’affiche et m’interdit de réserver avec mon numéro de « CIN » parce que c’est aussi bloqué.
J’ai laissé tomber la carte et je suis allé chercher un « DAB » pour charger ma carte « e-dinar » mais pas de chance le réseau postal était en panne. C’est là que ma sœur m’a dit que le service électronique était exécrable et elle n’utilisera jamais sa carte pour payer en ligne. Je n’ai pas pu rien répondre malgré que l’E-commerce soit un domaine ambitieux.

« e-dinar » une solution de paiement très peu utilisée malgré son efficacité
Les solutions
A mon avis le problème : c’est qu’on a commencé à adopter le « E-commerce » sans penser à son avenir et ses futurs obstacles. L’internaute Tunisien n’est pas aussi prêt à faire confiance à un module de paiement même en sachant qu’il est sécurisé.
C’est pour cela on doit en premier lieu travailler sur le « E-commande ». C’est simple, vous commandez en ligne une marchandise et quand vous serez livrés vous pouvez payer sur place. Cette solution va créer un environnement de confiance entre les web marchand et les clients et ensuite elle va engendrer le « E-payment » sans aucun doute.
Nous devons en deuxième lieu faire comprendre ce que c’est le «E-commerce ». D’après ce que je vois à la télé, un seul spot qui parle rapidement du « E-payment » sans arriver à passer un message clair sur les différents moyens et solutions de paiement. Les postes aussi devront fournir à leurs employés une formation adéquate pour assister à l’évolution des « NTIC » pour ne pas tomber sur le risque de perdre des opportunités étrangères. Sans oublier que le développeur en Tunisie doit nécessairement connaître le « E-commerce » pour préparer des sites web bien sécurisés qui intègrent facilement les modules de paiement.
Pour conclure, je dois dire que les solutions évoquées sont un point de vue personnel et à débattre. Le fait de critiquer est simplement une proposition afin d’essayer de fournir un meilleur service en ligne en minimisant les obstacles et les défauts qu’on peut rencontrer.

[i] SMT : La Société Monétique-Tunisie  (SMT), filiale des Banques Tunisiennes, est spécialisée dans l’activité monétique bancaire en Tunisie. Sa création date de 1989. La société a pour objet de :
· Promouvoir le développement et l’utilisation de la carte de paiement par les nationaux tunisiens ;
· Promouvoir l’acceptation des cartes en Tunisie, en paiement des dépenses effectuées par les touristes, hommes d’affaires, émises par les grands organismes internationaux ;
· Mettre en œuvre l’ensemble des actions qui régissent le fonctionnement des systèmes monétique dans ses diverses composantes : Marketing, maîtrise des technologies, automatisation des procédures bancaires, rapidité des transactions, économies des flux financiers, etc. … ;
· Mettre en œuvre l’ensemble des moyens destinés à traiter ou assurer sur le territoire national les transferts et la maîtrise des technologies nécessaires pour :
    . Les rapatriements et transferts électroniques des fonds
    . L’acquisition, l’adaptation et la création de logiciel 

    . La mise à disposition pour les Banques d’un très haut niveau de sécurité par l’utilisation de techniques nouvelles
    . La formation aussi bien des cadres bancaires que les usagers tunisiens à la Monétique.

jeudi 12 août 2010

Twitter in Plain English

La révolution Twitter : Envoyé Spécial 3/3

La révolution Twitter : Envoyé Spécial 2/3

La révolution Twitter - Envoyé Spécial (partie 1/3)

vendredi 6 août 2010

Twitter vous demande : Que faites-vous ? "French"


Nous avons connu, durant ces cinq dernières années, un accroissement de l’utilisation des réseaux sociaux qui s’exprime dans le nombre de personnes inscrites dans ces réseaux.


Twitter, Facebook ou encore Myspace sont les plus connus et pour les définir, il faut dire que ce sont des canaux de liaison entre un ensemble d’entités sociales tel que : un individu ou une entreprise dont les buts sont différents.


Prenons l’exemple de « Facebook » qui a été créé en 2004 par Mark Zuckerberg, très utilisé actuellement par un grand nombre de personnes de différents pays environ 200 millions d'utilisateurs actifs en Mars 2008. Une attraction qui est due aux fonctionnalités que présente le « Facebook » :

  • Interagir avec d'autres utilisateurs
  • Partager des idées, opinions et des centres d’intérêts dans le cadre des groupes ou des forums liés
  • Bénéficier de la richesse de documents multimédias échangés (vidéos, sonore, applications et jeux).
Les entreprises ont aussi leurs parts puisque les professionnels utilisent le « Facebook » comme un moyen de promouvoir un produit, faire connaître une marque, présenter un slogan et conserver l’image d’une société.
 
Il reste à poser une question appropriée : Quelle est la relation entre les réseaux sociaux et le « E-commerce » ? C’est pour cela on va parler plus précisément de « Twitter », le nouveau phénomène et le futur outil de diffusion d’informations.
 
Historique de Twitter
 
« Twitter » a été créé à San Francisco au sein de la startup « Odeo Inc ». L’idée initiale était de fournir un service « SMS » permettant aux utilisateurs de décrire leurs actualités. Ouvert au public le 13 juillet 2006, la première version s’intitulait « stat.us » puis « Twittr », en référence au site de partage de photos Flickr puis « Twitter », son nom actuel. En avril 2007, une entité indépendante a été créée portant le nom de Twitter, Inc. avec Jack Dorsey à sa tête jusqu’en octobre 2008 date à laquelle Evan Williams lui succédera. La société compte 29 employés en février 2009.
 
Les fondateurs principaux de « Twitter » sont :

  • Jack Dorsey : dispatcheur pour une compagnie de taxis
  • Noah Glass : ancien répartiteur au 911, numéro centralisé des urgences américaines
  • Evan williams : blogueur américain et aussi le co-créateur de Blogger.com.

Les trois personnes clés de « Twitter »

Présentation et enjeux de Twitter
 
« Twitter » est un service de micro-blogging, qui est différent des blogs traditionnels où on a pas besoin d’inviter les lecteurs à commenter. C’est un nouveau principe des réseaux sociaux. En fait « Twitter » est considéré comme un réseau informatif et professionnel plus que social. La raison de sa création est pratiquement liée à l’importance de l’information dans le troisième millénaire. La diffusion de l’information a inspiré, en premier lieu, les créateurs à fournir un niveau de rapidité (temps de réponse instantané variant presque de 0,001 à 0,002 par secondes). En deuxième lieu, travailler sur des informations et des données exactes non falsifiées. Alors comment faire pour créer un environnement qui réalise un équilibre entre la rapidité et l’exactitude ?
 
Jack Dorsey, Biz Stone et Evan Williams sont les premiers qui ont cherché à répondre à cette question en partant d’un terme économique qui est la qualité. Avec « Twitter » ils ont créé un espace d’échange et d’interaction, d’où l’immense nombre d’informations passant à travers cet espace en un temps réel. Et pour éviter le maximum de faux messages, les développeurs ont différencié les comptes et ils ont ajouté une petite icône qui veut dire c’est un compte officiel ou vérifié.
 
Un simple internaute, une célébrité ou une entreprise sont tous concernés par « Twitter » à travers la diffusion de leurs actualités. Une actualité représente une information qui s‘échange entre les abonnés.
 
Twitter et le E-commerce deux mots qui se complètent
 
J’utilise « Twitter » depuis une année, et cela m’a permis de le définir à ma façon. Je peux l’appeler comme un milieu de publicité qui applique le principe « donnant donnant ». C’est un peu étrange mais ce n’est pas faux. Le principe est simple, je possède un compte et vous êtes abonnés à mes « tweets »[i] donc je peux diffuser mes actualités, mes idées et surtout mes liens chez vous, et de même pour d’autres abonnés, où ils peuvent partager leurs publicités chez moi à travers un message. C’est un échange plus moderne qui repose sur la rapidité et qui représente un futur outil pour donner et prendre quel que soit le service informatif ou consultatif.
 
Le « E-commerce » est l’un des outils les plus évoqués par les créateurs. Certes, puisque l’échange devient de plus en plus électronique pour répondre aux nouvelles exigences des utilisateurs. De ce fait, ils lanceront une nouvelle stratégie qui repose sur le paiement. C'est-à-dire, les comptes des entreprises deviendront prochainement des profiles payants. Certaines personnes ont critiqué ce point, leur thèse c’est que « Twitter » conservera sa qualité mais en contre partie il perdra sa gratuité. Cependant en voyant l’idée d’un côté marketing, l’officialisation des comptes des entreprises va garder un niveau de confiance et de fidélisation avec les clients. En économie, il n’y a rien qui vient sans dépenser, ainsi on peut considérer ce pas comme une étape vers l’avant.
 
Des statistiques sur Twitter
 
Techcrunch est un célèbre blog américain spécialisé dans l'actualité du Web 2.0 (via les statistiques de Comscore), annonce que « Twitter » vient de franchir les 32 millions de visiteurs uniques au mois d’avril 2009. Le service de micro-blogging vient juste de dépasser Digg.com[ii] (23 millions de visiteurs), Linkedin.com[iii] (16 millions) et le Ny.com[iv] (17.5 millions). Selon Techcrunch, le site pourrait atteindre les 100 millions de visiteurs par mois d’ici la fin de l’année 2010 s’il continue sur sa lancée. En attendant dans les prochains jours, de voir les modifications apportées à « Facebook », « Twitter » continue sa progression (une croissance de 752% en 2008). Et pour clôturer, il faut dire que le chiffe d’affaires a évolué de 400,000 $ au troisième trimestre à 4000,000 $ au quatrième trimestre 2009.

Evolution de notoriété de « Twitter »


Adhésion à « Twitter »

Les ambitions de Twitter
 
La volonté affichée de « Twitter » dans l’avenir est de devenir une couche sociale à l’échelle du web, cette dernière reposant sur un usage approfondi des « tweets » aussi bien par les internautes que les marques et les services eux-mêmes (robots, agents intelligents et systèmes d’information).
 
Les responsables de « Twitter » viennent de lancer un site d’évangélisation à destination des médias (Twitter Media), preuve qu’il y a un intérêt mutuel entre les médias traditionnels (TV, journaux, radio…) et ce service de microblogging.
 
Encore plus intéressant, la possibilité de rajouter des annotations aux tweets : « Twitter reveals details » of new « Annotated Tweets feature ». Contrairement à ce que son nom indique (ou n’indique pas), cette évolution technologique est bien en rapport avec une sémantisation des tweets. Plus précisément elle va permettre de structurer, compléter et enrichir les tweets pour faire beaucoup plus que ce que les SMS permettent de faire : 10 Possible Uses of Twitter’s New Annotations.
 
Et pour finir ils ont également lancé le programme « @Anywhere » qui permet d’injecter certaines fonctions de Twitter dans n’importe quel site web. En ajoutant quelques lignes de javascript dans le code source on aura le droit à : 

  • Une reconnaissance automatique des « usernames » avec le profil affiché au survol de la souris (Hovercards)
  • Des boutons Follow automatiques
  • Des Tweet Box pour que les visiteurs puissent tweeter directement depuis le site
  • Un enrichissement des fonctions d’authentification (Twitter Connect).

Problèmes et limites de Twitter
 
Après de multiples incidents mettant « Twitter.com » et sa plate-forme d'applications tierces hors service, l'entreprise a annoncé qu'elle avait identifié les motifs de panne et pris des mesures concrètes pour résoudre les problèmes. Plus précisément, « Twitter » a évoqué des erreurs de planification, de suivi et de configuration de son réseau interne. En réponse, la société indique avoir doublé sa capacité réseau, accentué sa surveillance et amélioré l'équilibrage de charge.
 
Selon le site de Pingdom[v], qui évalue les performances sur le web, depuis le début de juin « Twitter » a connu 3 heures et 3 minutes de panne. C'est déjà le pire, en termes de temps d'interruption, subi par « Twitter » depuis octobre de l'année dernière.

L’image de la baleine veut dire qu’il y a un problème dans le serveur

D’autre part, les utilisateurs ont beaucoup critiqué l’ensemble de limitations imposées par le site. A mon avis, je peux l’appeler comme une liberté limitée. C’est vrai que ce n’est pas une course pour collecter le plus grand nombre des abonnés, mais atteindre un équilibre entre les abonnements et les abonnés d’un compte d’une entreprise, peut causer une perte de clients. Les limites des comptes « Twitter » sont les suivantes :

  • Nombre de messages directs autorisés par jour : 250 (messages identifiants à l’un de vos followers)
  • Nombre de requêtes par des API (programmes externes) : 150 par heure Mises à jour de statuts (tweets et retweets) : 1000 par jour.
  • Des limitations supplémentaires sont également proposées par le système dans des intervalles de la demi-heure par exemple
  • Limite technique de nouveaux followings :
  1. Nombre de nouveaux followings par jour : 1 000.
  2. Lorsqu’un compte Twitter suit au moins 2 000 autres comptes Twitter, d’autres limitations sont imposées en fonction notamment de ratios associés à ce compte.
  3. Twitter met en place d’autres indicateurs et limitations dont les détails ne sont pas communiqués.
    Un message clair : Vous devez savoir vos limites !

    Enfin, on peut conclure que le véritable succès ne se réalise qu’après un bout de temps. « Twitter » avec son idée qui associe deux principaux outils d’interactions le micro-blogging et le réseau social a vraiment mérité le terme « le nouveau phénomène ». Son évolution surprenante deux ans après sa création, prédit d’un avenir répondant au maximum d’exigences.
     

    [i] Tweets : Ou « gazouillis », le tweet est le nom que l'on donne aux messages de 140 caractères de long posté dans le réseau social twitter.

    [ii] Digg.com : Digg est un site Internet communautaire qui a pour but de faire voter les utilisateurs pour une page web intéressante et proposée par un utilisateur. Typique du phénomène « Web 2.0 », il combine social bookmarking, blog et syndication. Il dispose de plusieurs catégories, telles Politique, Divertissement, Vidéos et Technologie.

    [iii] Linkedin.com : LinkedIn est un réseau professionnel en ligne. En juin 2010, le site revendique plus de 70 millions de membres issus de 170 secteurs d'activités dans plus de 200 pays.

    [iv] Ny.com : NY Times, NYT ou Times, est un quotidien new-yorkais distribué internationalement et l'un des plus prestigieux journaux américains.

    [v] Pingdom.com : est un service qui permet de suivre le temps de disponibilité, temps d'arrêt, et les performances des sites Web. Basé en Suède, Pingdom suivent les sites Web à partir d'emplacements multiples au niveau mondial afin qu'il puisse distinguer les temps d'arrêt réelle de routage et les problèmes d'accès.

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